faut avoir un sacré grain!!

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Si ces personnes avaient une mauvaise image avant d'eux, je crois qu'ils ont confirmé, leur image est vraiment pas terrible, je voudrai pas être à leur place quand ils se brossent les dents devant leur miroir dans leur salle de bain. Je m'enfuirai en hurlant...Bonjour pour trouver une compagne, et avoir des enfants c'est même pas la peine d'y penser...quelle super image de PERE...

C'est une bien triste journée aujourd'hui....

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Durant mon dernier séjour à Paris, Barbara allant 2 jours sur LYON, je me suis programmée une visite chez André et Nora dans la banlieue ouest; André est un copain de jeunesse de mon père, légèrement plus âgé (80 ans) avec qui j'ai toujours eu une complicité à chaque fois que nous nous sommes rencontrés. Lorsque j'étais enfant nous l'appelions "tonton fakir" car il était un peu magicien, et arrivait à nous faire croire beaucoup de choses...il enviait mes parents d'avoir une grande famille, n'ayant qu'une fille unique Alexandra.
Moi petite provinciale, je suis partie armée de ma feuille de route, imprimée par J. sur un site internet, pour arriver à la bonne destination. Je dois dire que les indications étaient claires et que j'ai réussi du 10ème arrondissement à aller jusqu'à la gare ST Lazare, avec je l'avoue les conseils éclairés de Parisiens très affables.
Je me suis donc retrouvée au bout d'un quai où l'on m'avait informé que mon train partirai. Étrangement à quelques enjambées, un troupeau serré attendait, tous tournés dans la même direction; je trouvais ce regroupement bien étrange, quand d'un seul coup cette escouade éclata, comme si elle avait entendue le coup de feu de départ, tous allaient dans des directions différentes donnant l'air de connaître leur destination. Surprise je m'approchais de l'espace libéré, et compris prestement pourquoi ils s'étaient tous mis en marche tels des robots bien programmés; tous regardaient un immense tableau où s'affichaient au fur et à mesure toutes les destinations des trains avec le numéro de leurs voies. De l'endroit où je me trouvais je ne percevais que la tranche de ce panneau, ce qui expliquait la méconnaissance de la situation; par contre à la découverte du panneau d'affichage, je reconnus le nom de ma ligne avec la voie correspondante, j'étais juste à côté quelques pas et me voilà installée dans le premier wagon à une place assise. D'un seul coup, une marée humaine remplie le wagon presque vide, cette lame de fond dégageait de l'angoisse, de la colère, de l'épuisement. Au bout de quelques instants ,saisissant des bribes de conversations ici et là, je compris que tous ces gens avaient dû descendre d'un train arrêté à cause d'un rail cassé, cela bien entendu s'est passé entre deux stations, et tous ces voyageurs en déroute ont dû marcher plusieurs centaines de mètres le long des voies dans des galeries sombres. Cette direction étant déviée, les voilà en train de chercher un autre itinéraire pour arriver à destination; mon TER passe à la Défense, en 2 secondes tous ces inconnus descendent essayant de rattraper le temps perdu! le wagon se retrouve silencieux. En face de moi, je remarque un homme, tout habillé de noir, il a juste à côté, un grand sac, noir lui aussi. Je ne peux m'empêcher de lui demander pour me rassurer, si il connaît la ligne et si ce train s'arrête bien à Marly le ROI, tout gêné il me dit qu'il descend avant à GARCHES et qu'il ne sait pas. Cet homme, difficile de lui donner un âge, dit tout à coup ce qu'il pense tout haut:"c'est une bien triste journée!" ; cette phrase est pour moi en résonance avec son lieu de destination GARCHES qui est connu pour son hôpital pour polytraumatisés. Ces quelques mots me sont ils destinés? Il porte la misère du monde sur le dos, il est tout voûté, j'ai le sentiment qu'il est si mal que ça l'empêche de respirer. Alors je m'adresse à lui sans réfléchir:" vous savez Monsieur ça vous ferait du bien de respirer profondément"; cet homme sans nom me regarde et se redresse légèrement essayant de mettre en pratique ce que je viens de lui dire. J'ai le sentiment dans son regard qu'il vit un terrible drame, je respecte son silence et rajoute:" quand un fardeau est trop lourd il faut le partager avec des gens que vous aimez, ainsi il vous paraîtra moins lourd", le train ralentit son allure, l'homme se lève, on doit s'approcher de sa destination, les portes s'ouvrent , il me regarde une dernière fois et me dit:" je vous remercie Madame". Les portes se referment, le train reprend de la vitesse. Je suis là, songeuse, que c'est-il passé; la souffrance et la tristesse de cet inconnu se sont fait connaître, j'ai dit ces phrases avec mon coeur, avec l'espoir qu'il reprendra courage pour affronter sa réalité, certainement que c'était pour lui une bien triste journée. Je me rapprochais de ma destination et moi j'allais passer ,eh oui, une agréable journée avec André et Nora.

le nez de clown: quelque chose de magique

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JE VOUS PRÉSENTE CHANTAL L'ANIMATRICE DE NOS 4 JOURS DE STAGE CLOWN A PARIS
Un nez de clown, un petit accessoire magique quand on suit bien la notice. Il faut se méfier des imitations!!! car même dans ce domaine ça existe. Un conseil qu'il serait bon de suivre, c'est de vous inscrire carrément à un stage de clown et là vous serez sûr d'avoir le bon mode d'emploi. Sachez que l'on ne doit pas jouer avec cet accessoire, que vous devez le mettre en tournant le dos au public. Lorsque vous le portez il est vivement déconseillé de le toucher avec vos doigts, rien ne doit être mis en contact avec ce petit bout de caoutchouc rouge, tenu par un élastique, c'est mieux, plus confortable, vous êtes sûr de ne pas le perdre. Une seconde chose qui est encore plus importante, c'est que le clown a droit à l'erreur. La plupart d'entre nous , ne supportons pas l'échec, et bien le clown lui, il a droit de se tromper. La façon de mettre ce petit plus sur votre nez, ne se fait pas n'importe comment, il va falloir laisser tout ce que vous pouvez être, au vestiaire et là, la magie opère; le clown qui est blotti au fond de vous, votre propre clown va pointer son nez!!! ah ah ah!!! c'était difficile de faire autrement; au début il va faire ça de façon discrète, et en fonction de toute une batterie de critères il va peu à peu s'installer en vous, à condition bien entendu de le laisser faire. Il y a des clowns hyper timides, en général ils habitent des gens qui le sont déjà, mais il faut savoir que votre clown peut vous rendre une multitude de services, qu'il est même difficile d'imaginer tant qu'on ne l'a pas expérimenté. Votre propre clown peut vous apprendre une ribambelle de je ne sais quoi "sur vous". Il va de soi, de ne pas se précipiter, simplement suspendre le moment, pour lui laisser le temps de naître. Nous sommes tous, pour la plupart d'entre nous restés 9 mois dans le ventre de notre mère, et bien là c'est pareil, il faut figer l'instant, multiplier les expériences, face à un public sinon ça ne compte pas. Votre clown n'existe que s'il y a un public, sinon il n'y a aucun intérêt. Ce qui m'a le plus fasciné au cours de ces 4 jours de stage en compagnie de mon clown, c'est ce droit à l'exagération, à l'amplification des sentiments par des gestes révélateurs sans pour autant utiliser le dialogue. Il suffit de se limiter à quelques onomatopées caractéristiques sachant que ces dernières auraient été, avec le langage gestuel, une des première manifestations des potentialités de communication linguistique de l'homme. Le langage du clown remonte à la nuit des temps; c'est prodigieux de prendre conscience de cet immense espace temps. D'ailleurs, tout le monde sait que le petit d'homme sait rire avant de parler, et lui aussi adopte un étrange langage. Notre clown doit certainement aller puiser dans notre inconscient lointain, et c'est pour cette raison que nous sommes les premiers surpris de découvrir les capacités de celui-ci. Voilà pourquoi, on propose de plus en plus au gens qui s'intéressent à la connaissance de soi, des stages de clown. Car grâce à lui, il est capable d'extirper, de rembobiner un long fil de mémoire lointaine, qui va entraîner avec lui la montée de sensations, de sentiments, de ressentis qui vont se retrouver libérés. Cette promenade dans le temps passé, il faudra savoir se poser pour vraiment en prendre conscience. C'est possible que des morceaux de puzzle non complémentaires ressurgissent, et dans ce cas il faudra être patient et ranger soigneusement ceux-ci dans un tiroir sans clef facile à ouvrir.
Le plus périlleux, dans cette épreuve, c'est l'exercice d'improvisation, seul, à deux voire plus. Pour moi c'est comme un saut en parachute, un mélange de peur et d'excitation, à se retrouver dans et devant le vide, qu'il va falloir découvrir, apprivoiser pour enfin trouver sa place dans cet espace qui est la scène. Créer au fur et à mesure, ne pas savoir où l'instant d'après va vous amener, être en parfaite harmonie avec tout ce qui vous entoure, prêt à capter le moindre élément pour surfer dessus durant un instant pour rebondir sur le suivant. Cette succession de détails qui naissent naturellement, devient une véritable symphonie, qui peut être une partition pour soliste, duo ou plus. Comme je l'ai dit plus haut on a le droit de faire aussi de fausses notes, c'est pas grave. On retire toujours du positif de toute situation négative, et cela nous permet d'avancer, chacun à son rythme.
J'ai connu un bonheur intense à me retrouver sur cette scène, qui était en réalité une partie d'une salle de cours, on avait délimité celle ci de façon claire, sans oublier les coulisses et la place du public constitué par les stagiaires, qui chacun leur tour se trouveront eux aussi sur la scène.
Mon premier contact avec cette scène, restera longtemps gravé dans ma mémoire. Je n'avais aucune consigne particulière, je devais quitter la coulisse et entrer directement sur cet espace magique et improviser; j'ai suivi les conseils de notre formatrice en faisant le vide complet dans ma tête, de façon à ce que rien ne viennent parasiter quoique ce soit à l'instant où je poserai le pied sur la scène, j'ai jeté un bref regard au public et j'ai commencé à découvrir ce qui m'entourait, je me suis approchée avec prudence vers les baies vitrées de la pièce, en découvrant avec surprises deux énormes radiateurs, mes yeux étaient écarquillés par l'étonnement scandé par des "oh" et des "ah" de ravissement; mes deux radiateurs venaient avec stupéfaction de se transformer en deux magnifiques synthétiseurs; mon visage avait adopté le masque de la surprise, de l'ébahissement en tournant le bouton du radiateur j'ai mis en route mes instruments et me suis laissée entraînée dans une musique endiablée à laquelle j'avais rajoutée des percussions, qui n'était autre que des tringles pour manoeuvrer des stores installés au fenêtres; je poussais des cris de ravissement en harmonie avec les mouvements de grande ampleur que je faisais, en m'appliquant à suivre un rythme gracieux, il fallait que je prépare ma sortie , j'ai attendue que le balancement de mes tringles percussions ralentissent, j'ai fermé le son de mes synthétiseurs en tournant les boutons de mes radiateurs qui n'étaient autres que les boutons de marche, arrêt, et je me suis éloignée tout en regardant le public en lui faisant voir mon ravissement d'avoir créer une merveilleuse symphonie, pour eux, j'entendais encore des notes de musique dans ma tête, et je me suis retrouvée derrière le paravent qui était la coulisse, le temps de reprendre mon souffle, ma respiration était exacerbée par le port du nez rouge, je quittais pour la première fois mon clown, en enlevant mon nez. J'étais redevenue Régine, et me présentait à mon public de camarades, pour partager avec eux ce que je venais de vivre: "c'est super, mais je n'avais pas conscience que c'était si physique, j'en redemande c'est trop bien!!!!"