Me voilà en début d'après midi, en train de préparer quelques affaires, dont un petit bouquet de muguet pour aller faire un coucou à vous mes parents avant mon départ demain après midi, pour aller à St Marcellin en Isère, effectuer mon stage clown 3. Pour venir vous voir en ce moment, c'est toute une sinécure, l'ascenceur étant en travaux, depuis bientôt un mois, il faut se grimper 5 étages à pieds, soit 86 marches d'après maman!! A peine arrivé, le temps d'aider maman à trouver un vase adapté à mon bouquet symbolique, me voilà à vous faire part de mes angoisses, quant à T. et E. qui malgré eux se trouvent au centre de l'actualité, à cause d'une épidémie de grippe porcine au Mexique qui aurait fait à ce jour une centaine de victime. L'OMS prend cet évènement très au sérieux, et suit l'actualité d'heure en heure, il est vrai qu'il ne faut pas faire une psychose de cette situation, j'avais juste envie de partager mes inquiétudes avec vous, et d'un seul coup tu t'es mis à me parler sur un ton agressif, et dire des aneries sur la grippe porcine, j'ai bien essayé de te contrer, en te disant que tu affirmais des inepties, mais tu t'es entêté pour avoir le dernier mot. La mansuétude, sachant que je ne suis pas au top de la forme, tu connais pas, tu es juste capable de dire des phrases assassines comme tu as toujours sû le faire depuis bien longtemps. Voulant éviter le clasch, malgré tes paroles maman qui m'invitait à rester, j'ai encore une fois pris la porte. J'ai descendu les escaliers, ces fameuses 86 marches mon coeur rempli de colère et de rage, les larmes ont vite embués mes yeux, si j'avais pû je t'aurai dit 1000 choses, pour dégonfler mon ballon de colère, mais à quoi bon, tu n'as même pas conscience du mal que tu provoques et ce depuis notre plus jeune âge.Tu dis tout savoir mais tu ne sais rien. Tu ne sais pas te mettre à la place des gens, tu es à mille lieux , tu n'es pas dans le coup, tu ne l'as jamais été, et pourtant par moment tu te hargues de bien connaître la pédagogie!! laisse moi rire, tu as mis au monde 4 félés, nous tes enfants nous avons tous un" pet"au bocal, et ce depuis longtemps, chacun d'entre nous avons essayé de colmater la brèche. Nano a laché prise il y a bien longtemps et nous tes trois filles nous nous trainons des boulets au pieds si lourds, si tu savais!!!
Tu ne peux imaginer ,tous les efforts que je fais par moment, pour ne pas sombrer, mais je ne puis imaginer une seconde pouvoir te faire ce genre de confidence; à chacune de mes visites, je mets un masque :"voyons lequel je vais prendre aujourd'hui?" la plupart du temps c'est celui de l'insousiance, de la joie de vivre, du doux délire dans lequel tu te laisses emporter avec moi en éclatant de rire pour un oui ou un non; là je suis bien quand tu es comme ça, même si ce n'est qu'en apparence, mais au moins pendant ces moments privilégiés tu cesses de parler de la MORT qui rode autour de toi, parfois tu l'invites à venir te chercher; j'imagine qu'il doit être difficile d'arriver à ton âge. Tu ne peux t'empêcher quand tu reçois tes revues militaires, de parcourir en premier la page nécrologique et de faire des commentaires à la vue d'un nom connu qui a quitté la vie, et toi au fond de toi tu te demandes: à quand mon tour? et comment?
Ces dernieres semaines, je suis à la recherche de photos de classes quand j'étais au collège et au lycée, je cherche, mais en vain, j'ai trouvé des tas de vieux trucs mais pas ces fichues photos que je voudrais scanner pour mettre sur un site ;
J'ai retrouvé par contre 2 cahiers qui ont reçues mes confidences d'ado mal dans ma peau, je les ai parcourus, au hazard des pages, et je me suis rendu compte que j'avais occulté tous ces moments de ma vie; je suis tombée, sur une page en date du 1er avril 1973, nous étions en vacances en famille à la Mongie, et ce jour là, j'ai noté quelque chose de terrible pour moi, je cite - le Vieux (toi papa en l'occurence) nous a traité Sylvie et moi de "CHAROGNES et de SALOPERIES...." puis tu as ajoutés à ces qualificatifs immondes "vous le regretterez, je vous le ferai regretter,CHAROGNES". S. avait 15ans et demi et moi 16 et demi; je n'ai pas noté pour quelle raison nous avons déclanché ce courroux, mais à ce jour je suis attérée de voir que tu pouvais nous dire de tels propos!! les paroles s'envolent les écrits restent; et voilà que je les redécouvre 36 ans après; je n'ose me plonger plus profondément dans mon journal d'ado mal dans sa peau, de peur de découvrir d'autres scènes de ce type....mais bon tu me diras que lorqu'on est en colère on peut dire n'importe quoi? le sens de ce dernier est que cela n'a pas d'importance....je ne peux concevoir, que ces mots dans ta bouche, dénudés de tendresse et d'amour, soient nés sur tes lèvres sans l'idée de nous faire mal.
A cause d'un geste de rejet vis à vis de toi, vers mes 10 ou 11 ans tu t'es promis de cesser toute manifestation physique d'affection envers nous tes enfants, et il y a peu de temps tu m'as désigné comme coupable, alors que c'était toi l'adulte et moi l'enfant........Que de questions viennent d'un seul coup m'assaillir.....non seulement tu nous as spolié de ces petits gestes affectueux, mais tu nous à poussé à la haine par tes propos grossiers et offansant, indignes d'un père aimant.Je ne sais que penser......
PARTAGER LE FARDEAU
Hier, quelqu'un de proche, a réussi à trouver le courage de rompre le silence dans lequel il était prisonnier depuis bientôt 7 ans. Nous avions une conversation, dirons nous anodine quand une phrase en accompagnât une autre au point de se trouver comme sur un tremplin et de se dire, allez j'y vais ce "gros secret" comme il le nomme est trop dur à garder. Et il m'a choisi, MOI, pour le partager, afin qu'il soit moins lourd à porter; sa voix était neutre, sans émotion visible, aucun tremblement dans l'élocution, le débit était rapide, comme pour se libérer le plus vite possible de ce terrible secret, qu'il avait gardé au plus profond de sa mémoire depuis si longtemps, à l'aurée de l'enfance, parce que dès le départ on lui avait dit de se taire, on l'avait menacé de tous les courroux s'il dévoilait cette horrible vérité.
Ce terrible secret le rendait honteux, salit, ignoble aux regards des autres, le remplissait d'une colère incommensurable, qui déroutait tout son entourage proche. Ce cauchemar qui fit parti de son quotidien dura 4 ans, cette réalité était tellement effrayante, que son seul refuge fût la glissade vers une addiction qui l'éloignait du réel, qu'il fallait fuir à tout prix pour pouvoir survivre. C'est ainsi qu'il devint accro à tout ce qui possédait "un petit écran" comme on a pu définir" la télévision", cette lucarne à travers laquelle on peut avoir accès au net ou aux jeux vidéo afin de se créer une autre réalité, plus facile à gérer. Cette addiction est devenu l'arbre qui cachait la forêt; tout son entourage s'est focalisé sur cet arbre, ce symptôme qui cachait une réelle et profonde déprime. Le médecin traitant a cru bon prescrire des neuroleptiques, qui à mon sens est une aberration, lorsqu'on lit la notice du dit médicament, c'est noté: que l'on donne pour les troubles GRAVES du comportement avec agitation et agressivité. Personne n'a essayé de comprendre pourquoi V était agité et colérique! on a cru bon de l'envoyer vers un spécialiste des addictions, un entretien voire deux par mois qui sont stériles à chaque fois car il est impensable pour lui de dévoiler ce fardeau à un HOMME.
Durant notre longue conversation, c'est moi qui est eu des larmes qui m'ont submergées par moment, tellement les émotions étaient intenses, lui, tel un robot me livrait tous ses secrets, parfois avec des mots crus, il me donnait des détails dont je me serais passé; j'étais sans voix ,à part répéter de temps en temps " mais c'est pas possible", "pourquoi n'as tu rien dit?".
Une victime potentielle qui à cause d'un FUMIER est devenu une victime réelle. Personne jusqu'à ce jour ne le traite en victime, c'est un fainéant, un paresseux, un caractériel.....à son âge il devrait travailler, personne ne sait qu'il a eu envie de mourir, de disparaître, pour partir avec son "gros secret" qui l'a avili à l'argent, car on a payé son silence durant 4 ans, personne n'a trouvé bizarre qu'un apprenti ramène tant d'argent à la maison. Cet argent sale il l'a transformé en cadeaux, parfois coûteux....pour sa mère et son père. Cet individu abject a corrompu un être gentil, naïf, qui ne connaissait rien de la vie, il a profité de son jeune âge, de son aspect pré-pubère pour l'entraîner dans un monde peuplé de démons; une fois que l'on a mis un pied dans ce délire paraphilique, la victime est sous domination et n'a plus qu'à subir et se taire.
Cet après midi, les confessions, non le terme n'est pas adapté, les confidences de V m'ayant sacrément déstabilisées, j'ai dû me rendre aux urgences psychiatriques de ST GEORGE afin de larguer moi aussi une partie de ce fardeau, trop lourd pour moi. J'ai pû parler, tout en pleurant, V aimerait pleurer mais est dans l'incapacité de le faire. J'avais besoin que l'on me rassure sur la conduite à tenir pour venir en aide à V. Je vais donc aller avec lui, dès lundi à l'AVEMA pour voir si une femme psychologue peut prendre en charge sa détresse, cet organime existe pour venir en aide aux victimes dans l'ain. J'ai déjà pris un rendez vous avec une psychiatre du CMP pour revoir son traitement et le centre rue gabriel Vicaire prendra le relais. Jusqu'au bout je n'aurai pas prononcé l'abominable mot , le terme insoutenable, le dantesque vocable qui peut briser, casser, détruire, ravager... une Vie entière.
Ce terrible secret le rendait honteux, salit, ignoble aux regards des autres, le remplissait d'une colère incommensurable, qui déroutait tout son entourage proche. Ce cauchemar qui fit parti de son quotidien dura 4 ans, cette réalité était tellement effrayante, que son seul refuge fût la glissade vers une addiction qui l'éloignait du réel, qu'il fallait fuir à tout prix pour pouvoir survivre. C'est ainsi qu'il devint accro à tout ce qui possédait "un petit écran" comme on a pu définir" la télévision", cette lucarne à travers laquelle on peut avoir accès au net ou aux jeux vidéo afin de se créer une autre réalité, plus facile à gérer. Cette addiction est devenu l'arbre qui cachait la forêt; tout son entourage s'est focalisé sur cet arbre, ce symptôme qui cachait une réelle et profonde déprime. Le médecin traitant a cru bon prescrire des neuroleptiques, qui à mon sens est une aberration, lorsqu'on lit la notice du dit médicament, c'est noté: que l'on donne pour les troubles GRAVES du comportement avec agitation et agressivité. Personne n'a essayé de comprendre pourquoi V était agité et colérique! on a cru bon de l'envoyer vers un spécialiste des addictions, un entretien voire deux par mois qui sont stériles à chaque fois car il est impensable pour lui de dévoiler ce fardeau à un HOMME.
Durant notre longue conversation, c'est moi qui est eu des larmes qui m'ont submergées par moment, tellement les émotions étaient intenses, lui, tel un robot me livrait tous ses secrets, parfois avec des mots crus, il me donnait des détails dont je me serais passé; j'étais sans voix ,à part répéter de temps en temps " mais c'est pas possible", "pourquoi n'as tu rien dit?".
Une victime potentielle qui à cause d'un FUMIER est devenu une victime réelle. Personne jusqu'à ce jour ne le traite en victime, c'est un fainéant, un paresseux, un caractériel.....à son âge il devrait travailler, personne ne sait qu'il a eu envie de mourir, de disparaître, pour partir avec son "gros secret" qui l'a avili à l'argent, car on a payé son silence durant 4 ans, personne n'a trouvé bizarre qu'un apprenti ramène tant d'argent à la maison. Cet argent sale il l'a transformé en cadeaux, parfois coûteux....pour sa mère et son père. Cet individu abject a corrompu un être gentil, naïf, qui ne connaissait rien de la vie, il a profité de son jeune âge, de son aspect pré-pubère pour l'entraîner dans un monde peuplé de démons; une fois que l'on a mis un pied dans ce délire paraphilique, la victime est sous domination et n'a plus qu'à subir et se taire.
Cet après midi, les confessions, non le terme n'est pas adapté, les confidences de V m'ayant sacrément déstabilisées, j'ai dû me rendre aux urgences psychiatriques de ST GEORGE afin de larguer moi aussi une partie de ce fardeau, trop lourd pour moi. J'ai pû parler, tout en pleurant, V aimerait pleurer mais est dans l'incapacité de le faire. J'avais besoin que l'on me rassure sur la conduite à tenir pour venir en aide à V. Je vais donc aller avec lui, dès lundi à l'AVEMA pour voir si une femme psychologue peut prendre en charge sa détresse, cet organime existe pour venir en aide aux victimes dans l'ain. J'ai déjà pris un rendez vous avec une psychiatre du CMP pour revoir son traitement et le centre rue gabriel Vicaire prendra le relais. Jusqu'au bout je n'aurai pas prononcé l'abominable mot , le terme insoutenable, le dantesque vocable qui peut briser, casser, détruire, ravager... une Vie entière.
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