Mon dernier pianiste a déserté.......et je ne l'ai pas retenu.

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Voilà près de huit mois qu'Alain a cessé de jouer des symphonies sensuelles sur les touches de mon corps qui par la magie des sens peuvent se transformer en un voluptueux piano. Mon musicien a abandonné, les partitions et a perdu l'inspiration, qui s'en ai allée, car il a compris qu'il ne pouvait composer chaque fois une nouvelle mélodie sans AMOUR avec un grand A.

Ce sentiment, non partagé, a refusé de s'installer, dans ce doux nid qui ne souhaitait qu'une chose: l'accueillir. Mais j'ai pris conscience, après deux années écoulées, que l'avortement de cette étrange passion, m'engloutissant était inévitable, et malgré une longue gestation, il a fallu me rendre à l'évidence, que je ne pouvais laisser n'importe quel artiste m'approcher.

Un seul prodige a su caresser ces notes et les métamorphoser en une eurythmie passionnelle, c'est celui avec qui j'ai partagé 20 ans de ma vie. Ce dernier a su au tout début, tel un accordeur, prendre son temps; avec patience il a réajusté chaque note, qui avait été saccagée dans un terrible accident, provoqué par trois ignobles écervelés. Par une nuit sans lune, "ces assoiffés de sexe" n'ont pas hésité un seul instant à voler la clef du couvercle protecteur de mon innocent clavier, je n'avais pas dix huit ans.










Comme l'a dit si bien Pablo Picasso:" certains peintres transforment le soleil en un point jaune, d'autres transforment un point jaune en soleil".
Le père de nos trois chefs d'oeuvres, a réussi à métamorphoser un piano désaccordé en un magnifique instrument digne des grands orchestres, sur lequel il a d'abord pris le temps de jouer pianissimo, de douces mélodies pour m'apprivoiser afin de me transformer, de me façonner, de me métamorphoser en un clavier possédant toutes les tonalités se baladant entre pianissimino à fortississimo, sans oublier les indications de mouvements de grave à prestissimo auxquelles s'ajoute le tempo de crescendo voire diminuento. Ce dernier peut être plus ou moins rapide, plus ou moins lent, aller en accélérant ou en ralentissant, il peut être aussi suspendu, libre ou aléatoire, dans ce cas il est cadencé. Tous ces détails, ces précisions, ces nuances, ces teintes, ces tonalités font partis du même registre que dans l'acte d'AMOUR. Un grand musicien est en totale harmonie avec son instrument, au point de pouvoir monter au sommet de la jouissance avec ce qu'il fait naître sous ses doigts, sous son archet, avec son souffle, au point de savoir faire partager ses sensations ultimes à un public initié.
J'ai eu le bonheur de partager la vie avec un grand artiste connu de moi seule, dans la plus stricte intimité, et puis cet homme a changé de style de musique, a mis un certain temps pour découvrir d'autres nuances, d'autres tonalités, d'autres couleurs qui n'étaient plus les miennes. Et il s'en ait allé quêter ailleurs, en abandonnant l'instrument qu'il avait façonné avec tant d'amour, tant de temps et de patience. Il a trouvé son idéal, pour créer un nouveau genre, et moi je suis là, seule, abandonnée, sans aucune partition, elles ont toutes brûlées, seul un petit tas de cendres s'est envolé, par un jour de grand vent.

qui veut adopter un oiseau rare?

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Depuis plusieurs jours je suis mal, très mal, j'ai commencé un traitements aux corticoïdes, le Nième depuis mon accident de Travail, qui a déclenché une maladie rare appelée dystonie cervicale, plus exactement "latérocolis". En plus simple je souffre d'un torticolis chronique qui m'oblige à pencher la tête sur la gauche; à ce tableau s'est greffé tout un chapelet de symptômes qui me pourrissent mon quotidien: syndrôme dépressif majeur, douleurs articulaires multiples et variées, qui valsent sur une musique macabre enveloppant un corps meurtri, le plus souvent habité de douleurs et souffrances plus ou moins accentuées au gré des traitements, avec lequel les médecins jonglent en fonction des fluctuations de mes dosages hépatiques qui ont quittés depuis longtemps les seuils de la normalité. Je suis une future candidate à la cirrhose ou au cancer du foie(petit détail: je ne bois pas d'alcool) ou seconde option à un AVC qui j'espère me loupera pas sachant qu'à la place de mon foie on m'a installé une super usine à mauvais cholestérol. Bien sûr personne ne m'a pas demandé mon avis, rien, pas de permis de construire, je suis obligée de faire avec cette entreprise qui me fabrique de belles plaques athéromateuses tapissant mes artères. J'ai encore toute une panoplie d'option qui vont du syndrôme des jambes sans repos à la maladie de Verneuil que j'ai depuis l'âge de 20 ans mais qu'on vient juste de baptiser, grâce à un chirurgien spécialisé dans cette maladie , rare elle aussi!!! Qui veut adopter un oiseau RARE?

Des témoins mal choisis?

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LE 11 JUIN 1983? Une date qui a eu beaucoup de mal dès le début, à s'imprimer dans notre calendrier de jeune couple, afin de rentrer dans l'ordre des choses une date d' anniversaire à fêter avec bonheur, puisque elle rappelait l'union de deux êtres qui venaient de s'engager devant Monsieur le Maire pour le meilleur et pour le pire! était- ce un signe? Mr le Maire, ignorant que l'on se mariait seulement à la mairie a carrément occulté la remise des alliances, et c'est, juste avant de sortir des locaux de la Mairie que nous avons échangés nos anneaux symboliques. Le temps a passé, 3 magnifiques présents naissent de cette union, trois beaux enfants aimants qui comblent en partie le gouffre de ma vie, qui remplissent partiellement le vide de l'absence provoquée par l'éclipse totale de l'être aimé, chéri, qui a fait éclater une à une sans vergogne, dénué de scrupules les bulles de passion, de vénération, d'adoration, de tendresse, de désir qui tournoyaient depuis des années autour de nous. Notre union, est partie d'une drôle de façon; le mot est plutôt mal choisi, nous avons eu la malchance de choisir pour sceller notre union deux témoins mon frère NANO et ISABELLE, la femme du Yannick frère aîné de mon mari, nos frangins mutuels ont accompli l'irrémédiable, de manière funeste puisque tous les deux ont opté de nous quitter d'une façon tragique, violente en optant pour l'annihilation, l'anéantissement de leurs vies; chacun d'entre eux, l'un à 26 ans, l'autre à 37 ont choisi de s'éclipser, de décamper sans crier gare, en nous abandonnant dans un désespoir indescriptible!! le plus jeune était mon petit frère, Jean Noël que nous appelions Nano depuis des lustres, le lundi 7 avril 1986, il a commis l'irréparable en se suspendant au bout d'une corde,les mains attachées(détail sordide), accrochée à une poutre du grenier dans la maison que mon grand frère lui louait à Evry en région parisienne. Pour le second il s'agissait de Yannick le grand frère de Thierry , l'homme avec qui j'ai partagé 20 ans de ma vie. Yannick le vendredi 21 avril 1995, après une altercation avec un employé de l'entreprise où il était gérant, a quitté son emploi , à bord de son véhicule comme un automate pour se diriger à plusieurs dizaines de kms sur le milieu du pont de ST Nazaire, enjambant l'embouchure de la Loire; là il s'est garé sur le côté de la chaussée, a vidé ses poches, tout posé sur le siège avant, papiers, clefs, tabac, rouleuse.... et a franchi le parapet faisant une chute mortelle d'au moins 60 mètres. On a retrouvé son corps près de 15 jours après, non loin de Quiberon, à plusieurs dizaines de kms du point de son ultime plongeon.


Pendant quinze ans j'ai été comblée, choyée, aimée, tous les jours j'entendais avec délice « je t'aime de plus en plus... » Cela pouvait il durer? Le rêve a viré au cauchemar au moment de la disparition de Yannick, Thierry restant dans une colère insondable, ne cessait d'éclabousser les enfants et moi de ses « coups de gueules » illégitimes. Il se laissa submerger par ce sentiment qui au bout d'un moment détruit tout, étant dans l'impossibilité de dire les choses simplement quand il était mal; il s'était réfugié dans des hobbies qui tournaient à l'obsession tellement il y dépensa de l'argent. Les timbres, les pin's....... cela devint une telle dépendance, que le week-end, s'il ne travaillait pas il était réveillé aux aurores pour aller chiner sur les vides greniers et foirfouilles, en me laissant seule à la maison avec les enfants. C'est ainsi que Thierry sortit petit à petit de ma vie et de celle des enfants.

Pourquoi moi, pourquoi n'ai je plus droit à la présence d'un compagnon, qui sache me donner Amour, Tendresse, Sécurité. Peux-t'on avoir plusieurs Amours avec un grand A dans sa vie? Je commence à en douter sérieusement, surtout que je ne suis plus « côtée » sur le marché me trouvant en invalidité 2ème catégorie suite à un accident de travail le 6 avril 2002 qui m'a volé Santé, Bien être, Travail, Vie sociale normale, Indépendance. J'ai tout perdu en quelques minutes, en installant ce malade incapable de s'aider, étant dans un fauteuil roulant, pour le positionner confortablement afin de l'attacher avec la ceinture de sécurité, dans la voiture de ses parents âgés qui l'amenaient pour le week-end.


SI TU SAVAIS?.........

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Me voilà en début d'après midi, en train de préparer quelques affaires, dont un petit bouquet de muguet pour aller faire un coucou à vous mes parents avant mon départ demain après midi, pour aller à St Marcellin en Isère, effectuer mon stage clown 3. Pour venir vous voir en ce moment, c'est toute une sinécure, l'ascenceur étant en travaux, depuis bientôt un mois, il faut se grimper 5 étages à pieds, soit 86 marches d'après maman!! A peine arrivé, le temps d'aider maman à trouver un vase adapté à mon bouquet symbolique, me voilà à vous faire part de mes angoisses, quant à T. et E. qui malgré eux se trouvent au centre de l'actualité, à cause d'une épidémie de grippe porcine au Mexique qui aurait fait à ce jour une centaine de victime. L'OMS prend cet évènement très au sérieux, et suit l'actualité d'heure en heure, il est vrai qu'il ne faut pas faire une psychose de cette situation, j'avais juste envie de partager mes inquiétudes avec vous, et d'un seul coup tu t'es mis à me parler sur un ton agressif, et dire des aneries sur la grippe porcine, j'ai bien essayé de te contrer, en te disant que tu affirmais des inepties, mais tu t'es entêté pour avoir le dernier mot. La mansuétude, sachant que je ne suis pas au top de la forme, tu connais pas, tu es juste capable de dire des phrases assassines comme tu as toujours sû le faire depuis bien longtemps. Voulant éviter le clasch, malgré tes paroles maman qui m'invitait à rester, j'ai encore une fois pris la porte. J'ai descendu les escaliers, ces fameuses 86 marches mon coeur rempli de colère et de rage, les larmes ont vite embués mes yeux, si j'avais pû je t'aurai dit 1000 choses, pour dégonfler mon ballon de colère, mais à quoi bon, tu n'as même pas conscience du mal que tu provoques et ce depuis notre plus jeune âge.Tu dis tout savoir mais tu ne sais rien. Tu ne sais pas te mettre à la place des gens, tu es à mille lieux , tu n'es pas dans le coup, tu ne l'as jamais été, et pourtant par moment tu te hargues de bien connaître la pédagogie!! laisse moi rire, tu as mis au monde 4 félés, nous tes enfants nous avons tous un" pet"au bocal, et ce depuis longtemps, chacun d'entre nous avons essayé de colmater la brèche. Nano a laché prise il y a bien longtemps et nous tes trois filles nous nous trainons des boulets au pieds si lourds, si tu savais!!!
Tu ne peux imaginer ,tous les efforts que je fais par moment, pour ne pas sombrer, mais je ne puis imaginer une seconde pouvoir te faire ce genre de confidence; à chacune de mes visites, je mets un masque :"voyons lequel je vais prendre aujourd'hui?" la plupart du temps c'est celui de l'insousiance, de la joie de vivre, du doux délire dans lequel tu te laisses emporter avec moi en éclatant de rire pour un oui ou un non; là je suis bien quand tu es comme ça, même si ce n'est qu'en apparence, mais au moins pendant ces moments privilégiés tu cesses de parler de la MORT qui rode autour de toi, parfois tu l'invites à venir te chercher; j'imagine qu'il doit être difficile d'arriver à ton âge. Tu ne peux t'empêcher quand tu reçois tes revues militaires, de parcourir en premier la page nécrologique et de faire des commentaires à la vue d'un nom connu qui a quitté la vie, et toi au fond de toi tu te demandes: à quand mon tour? et comment?
Ces dernieres semaines, je suis à la recherche de photos de classes quand j'étais au collège et au lycée, je cherche, mais en vain, j'ai trouvé des tas de vieux trucs mais pas ces fichues photos que je voudrais scanner pour mettre sur un site ;
J'ai retrouvé par contre 2 cahiers qui ont reçues mes confidences d'ado mal dans ma peau, je les ai parcourus, au hazard des pages, et je me suis rendu compte que j'avais occulté tous ces moments de ma vie; je suis tombée, sur une page en date du 1er avril 1973, nous étions en vacances en famille à la Mongie, et ce jour là, j'ai noté quelque chose de terrible pour moi, je cite - le Vieux (toi papa en l'occurence) nous a traité Sylvie et moi de "CHAROGNES et de SALOPERIES...." puis tu as ajoutés à ces qualificatifs immondes "vous le regretterez, je vous le ferai regretter,CHAROGNES". S. avait 15ans et demi et moi 16 et demi; je n'ai pas noté pour quelle raison nous avons déclanché ce courroux, mais à ce jour je suis attérée de voir que tu pouvais nous dire de tels propos!! les paroles s'envolent les écrits restent; et voilà que je les redécouvre 36 ans après; je n'ose me plonger plus profondément dans mon journal d'ado mal dans sa peau, de peur de découvrir d'autres scènes de ce type....mais bon tu me diras que lorqu'on est en colère on peut dire n'importe quoi? le sens de ce dernier est que cela n'a pas d'importance....je ne peux concevoir, que ces mots dans ta bouche, dénudés de tendresse et d'amour, soient nés sur tes lèvres sans l'idée de nous faire mal.
A cause d'un geste de rejet vis à vis de toi, vers mes 10 ou 11 ans tu t'es promis de cesser toute manifestation physique d'affection envers nous tes enfants, et il y a peu de temps tu m'as désigné comme coupable, alors que c'était toi l'adulte et moi l'enfant........Que de questions viennent d'un seul coup m'assaillir.....non seulement tu nous as spolié de ces petits gestes affectueux, mais tu nous à poussé à la haine par tes propos grossiers et offansant, indignes d'un père aimant.Je ne sais que penser......

une souris rose flottant...sur le Rhône..

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QUE DE TRUCS NE VONT PAS......

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dans ma tête, quelqu'un peut'il me changer de code barre.................................................................

le gentil dragon de la famille

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Hier, quelqu'un de proche, a réussi à trouver le courage de rompre le silence dans lequel il était prisonnier depuis bientôt 7 ans. Nous avions une conversation, dirons nous anodine quand une phrase en accompagnât une autre au point de se trouver comme sur un tremplin et de se dire, allez j'y vais ce "gros secret" comme il le nomme est trop dur à garder. Et il m'a choisi, MOI, pour le partager, afin qu'il soit moins lourd à porter; sa voix était neutre, sans émotion visible, aucun tremblement dans l'élocution, le débit était rapide, comme pour se libérer le plus vite possible de ce terrible secret, qu'il avait gardé au plus profond de sa mémoire depuis si longtemps, à l'aurée de l'enfance, parce que dès le départ on lui avait dit de se taire, on l'avait menacé de tous les courroux s'il dévoilait cette horrible vérité.
Ce terrible secret le rendait honteux, salit, ignoble aux regards des autres, le remplissait d'une colère incommensurable, qui déroutait tout son entourage proche. Ce cauchemar qui fit parti de son quotidien dura 4 ans, cette réalité était tellement effrayante, que son seul refuge fût la glissade vers une addiction qui l'éloignait du réel, qu'il fallait fuir à tout prix pour pouvoir survivre. C'est ainsi qu'il devint accro à tout ce qui possédait "un petit écran" comme on a pu définir" la télévision", cette lucarne à travers laquelle on peut avoir accès au net ou aux jeux vidéo afin de se créer une autre réalité, plus facile à gérer. Cette addiction est devenu l'arbre qui cachait la forêt; tout son entourage s'est focalisé sur cet arbre, ce symptôme qui cachait une réelle et profonde déprime. Le médecin traitant a cru bon prescrire des neuroleptiques, qui à mon sens est une aberration, lorsqu'on lit la notice du dit médicament, c'est noté: que l'on donne pour les troubles GRAVES du comportement avec agitation et agressivité. Personne n'a essayé de comprendre pourquoi V était agité et colérique! on a cru bon de l'envoyer vers un spécialiste des addictions, un entretien voire deux par mois qui sont stériles à chaque fois car il est impensable pour lui de dévoiler ce fardeau à un HOMME.
Durant notre longue conversation, c'est moi qui est eu des larmes qui m'ont submergées par moment, tellement les émotions étaient intenses, lui, tel un robot me livrait tous ses secrets, parfois avec des mots crus, il me donnait des détails dont je me serais passé; j'étais sans voix ,à part répéter de temps en temps " mais c'est pas possible", "pourquoi n'as tu rien dit?".
Une victime potentielle qui à cause d'un FUMIER est devenu une victime réelle. Personne jusqu'à ce jour ne le traite en victime, c'est un fainéant, un paresseux, un caractériel.....à son âge il devrait travailler, personne ne sait qu'il a eu envie de mourir, de disparaître, pour partir avec son "gros secret" qui l'a avili à l'argent, car on a payé son silence durant 4 ans, personne n'a trouvé bizarre qu'un apprenti ramène tant d'argent à la maison. Cet argent sale il l'a transformé en cadeaux, parfois coûteux....pour sa mère et son père. Cet individu abject a corrompu un être gentil, naïf, qui ne connaissait rien de la vie, il a profité de son jeune âge, de son aspect pré-pubère pour l'entraîner dans un monde peuplé de démons; une fois que l'on a mis un pied dans ce délire paraphilique, la victime est sous domination et n'a plus qu'à subir et se taire.
Cet après midi, les confessions, non le terme n'est pas adapté, les confidences de V m'ayant sacrément déstabilisées, j'ai dû me rendre aux urgences psychiatriques de ST GEORGE afin de larguer moi aussi une partie de ce fardeau, trop lourd pour moi. J'ai pû parler, tout en pleurant, V aimerait pleurer mais est dans l'incapacité de le faire. J'avais besoin que l'on me rassure sur la conduite à tenir pour venir en aide à V. Je vais donc aller avec lui, dès lundi à l'AVEMA pour voir si une femme psychologue peut prendre en charge sa détresse, cet organime existe pour venir en aide aux victimes dans l'ain. J'ai déjà pris un rendez vous avec une psychiatre du CMP pour revoir son traitement et le centre rue gabriel Vicaire prendra le relais. Jusqu'au bout je n'aurai pas prononcé l'abominable mot , le terme insoutenable, le dantesque vocable qui peut briser, casser, détruire, ravager... une Vie entière.

une maladie qui a un nom.

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http://association-justine.skyrock.com/profil/
la maladie de Verneuil c'est pas un cadeau, comme si j'en n'avais pas assez, entre la dystonie, le syndrome des jambes sans repos, la grande déprime dans laquelle je me noie, STOP j'en ai assez pourquoi moi; c'est si lourd à porter toutes ces souffrances. Maintenant on me conseille d'aller consulter un chirurgien, le rendez vous est pris mais je suis loin d'être prête à me faire charcuter... J'ai besoin d'avoir des témoignages de gens qui ont eu ces lésions dans des sites si intimes qu'on a peur de les dire à haute voix. Et oui je viens de découvrir que je fais partie des A.....J'ai visionné plusieurs vidéos, et quand j'entends que l'on découpe à deux cms autour de "l'abcès" j'ai l'impression qu'on va me faire des tranchées dans le C. J'ai franchement peur, surtout que l'on ne peut te certifier que tu es à l'abri de la récidive!!à méditer...

Je t'ai donné la vie, tu as sauvé la mienne.

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Enfin, me voilà à LONDRES, pour voir "ma Mouche" qui a quitté la maison depuis 6 mois, pour travailler au pair dans une famille anglaise avec 3 adorables bambins; cette semaine j'ai de la chance, la maman ne travaillant pas, S. peut être en vacances. Notre première journée fut remplie d'émotions, de rires, de larmes, de chuchotements car S. a perdu la voix on ne sait où? La nuit était tombée depuis un bon moment, après une belle journée ensoleillée- qui dit qu'il pleut tout le temps là bas? Nous nous sommes arrêtées dans un restaurant chinois où nous pouvions emporter notre repas; on nous donnait une barquette et nous la remplissions des mets de notre choix; j'avais mis quelques nems, sur lequel j'ai rajouté un bon tapis de nouilles chinoises avec de la viande, S. elle a pris une barquette végétarienne. Nous n'avions plus beaucoup à marcher pour rentrer dans sa famille, en arrivant , personne, S. me dit que nous allons pouvoir nous installer ici. Avant le repas , elle se met au piano (quelle chance il y en a un ) pour me faire découvrir une de ses dernières compositions, elle a écrit une belle chanson d'amour en anglais et j'ai eu droit tout à l'heure, dans le magnifique parc de Harrow, sur les hauteurs, à la traduction des paroles; maintenant c'est au tour de la musique, ne pouvant chanter , elle s'accompagne en sifflant; c'est vraiment sympa, je retrouve le doux plaisir à l'écouter comme l'année dernière où j'avais le droit tous les jours à mon concert privé, cela me manque beaucoup je dois l'avouer.
Le morceau s'achève et nous nous mettons à table, je picore directement dans la barquette, sans couper quoique ce soit. Dès la première bouchée j'ai senti des difficultés pour avaler. J'aurai dû être vigilante à ces premiers signes que j'ai ignoré, puisque j'ai pris une seconde bouchée, malgré quelques secondes de mastication, j'ai compris au moment d'avaler, en un éclair que le pire risquait d'arriver. J'ai su qu'il me serait impossible de déglutir pour avaler, alors je me suis empressée de cracher tout ce que j'avais dans la bouche , malheureusement un entremêlas de pâtes était déjà engagé! impossible d'avaler pas plus que de cracher; l'air avait du mal à passer car la bouchée devait se trouver juste au carrefour bronches oesophage, j'avais beau tousser, aucun effet salutaire. S. compris très vite la situation, pour l'avoir vécu maintes fois à la maison au cours des repas. Depuis que l'on m'a diagnostiqué cette dystonie cervicale( torticolis chronique)en 2002 je reçois tous les 3 mois des injections de BOTOX dans le cou, en moyenne 9 points différents, et la dernière fois, j'ai senti qu'il me piquait légèrement en dessous, un centimètre peut être, je lui ai fait la remarque que lorsqu'il m'injectait son poison trop bas j'avais des problèmes de fausses routes, comme d'habitude mon cher neurologue n'en n'a fait qu'à sa tête; il faut savoir que cette saloperie de Botox a un pouvoir paralysant sur les muscles, c'est super pour que mon cou se remette droit, ça fait disparaître plein de douleurs, mais ça l'est moins si le produit diffuse trop bas vers les muscles de la déglutition et paralyse le péristaltisme qui sont des mouvements de l'oesophage qui aide à la progression "du bol alimentaire" comme on dit en termes médicaux.
La série de tapes qu'elle m'assénait, dans le haut du dos, pourtant violemment restait sans résultat. Je respirais avec beaucoup de difficultés, je toussais par réflexe, la nourriture voulant s'engager dans le mauvais chemin, je restais droite pour chercher un peu d'air qui arrivait à s'infiltrer par quelques interstices, je commençais à paniquer, voyant ma fille dépassée par la situation; elle m'abandonna quelques secondes pour appeler le 999, l'équivalent du 15 chez nous, pour demander les secours, elle ne savait pas comment dire étouffer en anglais, elle raccrocha voyant que je comptais sur elle pour me sortir de cette situation horrible; j'arrivais d'une voix rauque et faible à dire "TAPES", cet étrange son sortait de mes entrailles pour implorer de l'aide. Malgré toute la bonne volonté, je sentais ce bouchon alimentaire se déplacer de quelques millimètres au niveau du larynx, il montait et descendait au rythme des quintes de toux qui commençaient à m'épuiser. J'étais incapable de faire quoique ce soit , j'attendais que ma fille me délivre enfin de cette agonie; NON c'est pas possible je ne vais pas crever sur le carreau, à cause d'un fichu plat de nouilles que je n'ai pas pris le temps de couper en petits morceaux, elle va y arriver; l'angoisse m'enveloppa tout à coup. S. recommence à me frapper la main à plat dans le dos comme elle l'a déjà fait maintes fois au début de mon traitement , mais d'habitude, cette manoeuvre marche rapidement et là rien, le temps devient élastique, j'ai perdu la notion des secondes, je veux que ça s'arrête, JE VEUX RESPIRER A NOUVEAU. J'implore son aide en disant à nouveau "tapes"; Elle tente mais en vain la manoeuvre de Hemlich, ma corpulence l'empêche d'être efficace; Alors elle recommence à me frapper la main bien à plat dans le dos, avec ma main droite j'arrive à lui faire comprendre qu'il faut le faire légèrement plus bas, puis d'un seul coup elle me fait pencher en avant tout en continuant à frapper de toutes ses forces,et là le cauchemar s'arrête, j'arrive à éjecter ce bouchon diabolique, il est là par terre, à mes pieds, trois fois rien qui aurait pu me coûter la vie. Je m'assois sur la chaise la plus proche, haletante, exténuée, l'air rempli à nouveau mes poumons avec délectation, je hoquette, mon coeur bat à toute allure, S. a les mains qui tremblent, la voilà soulagée, l'espace d'un instant elle a cru ne pas pouvoir y arriver, moi je ne comptai que sur elle étant, incapable de faire quoique ce soit. Je la remercie d'avoir su gérer dans l'urgence; elle m'explique que des flashes de la formation aux premiers secours lui sont revenus, notamment la position penchée en avant, alors que je m'évertuais à chercher l'air en me tenant droite comme un piquet. Ma voix est rauque et grave, merci "Ma Mouche" je t'ai donné la vie tu as sauvé la mienne.

faut avoir un sacré grain!!

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Si ces personnes avaient une mauvaise image avant d'eux, je crois qu'ils ont confirmé, leur image est vraiment pas terrible, je voudrai pas être à leur place quand ils se brossent les dents devant leur miroir dans leur salle de bain. Je m'enfuirai en hurlant...Bonjour pour trouver une compagne, et avoir des enfants c'est même pas la peine d'y penser...quelle super image de PERE...

C'est une bien triste journée aujourd'hui....

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Durant mon dernier séjour à Paris, Barbara allant 2 jours sur LYON, je me suis programmée une visite chez André et Nora dans la banlieue ouest; André est un copain de jeunesse de mon père, légèrement plus âgé (80 ans) avec qui j'ai toujours eu une complicité à chaque fois que nous nous sommes rencontrés. Lorsque j'étais enfant nous l'appelions "tonton fakir" car il était un peu magicien, et arrivait à nous faire croire beaucoup de choses...il enviait mes parents d'avoir une grande famille, n'ayant qu'une fille unique Alexandra.
Moi petite provinciale, je suis partie armée de ma feuille de route, imprimée par J. sur un site internet, pour arriver à la bonne destination. Je dois dire que les indications étaient claires et que j'ai réussi du 10ème arrondissement à aller jusqu'à la gare ST Lazare, avec je l'avoue les conseils éclairés de Parisiens très affables.
Je me suis donc retrouvée au bout d'un quai où l'on m'avait informé que mon train partirai. Étrangement à quelques enjambées, un troupeau serré attendait, tous tournés dans la même direction; je trouvais ce regroupement bien étrange, quand d'un seul coup cette escouade éclata, comme si elle avait entendue le coup de feu de départ, tous allaient dans des directions différentes donnant l'air de connaître leur destination. Surprise je m'approchais de l'espace libéré, et compris prestement pourquoi ils s'étaient tous mis en marche tels des robots bien programmés; tous regardaient un immense tableau où s'affichaient au fur et à mesure toutes les destinations des trains avec le numéro de leurs voies. De l'endroit où je me trouvais je ne percevais que la tranche de ce panneau, ce qui expliquait la méconnaissance de la situation; par contre à la découverte du panneau d'affichage, je reconnus le nom de ma ligne avec la voie correspondante, j'étais juste à côté quelques pas et me voilà installée dans le premier wagon à une place assise. D'un seul coup, une marée humaine remplie le wagon presque vide, cette lame de fond dégageait de l'angoisse, de la colère, de l'épuisement. Au bout de quelques instants ,saisissant des bribes de conversations ici et là, je compris que tous ces gens avaient dû descendre d'un train arrêté à cause d'un rail cassé, cela bien entendu s'est passé entre deux stations, et tous ces voyageurs en déroute ont dû marcher plusieurs centaines de mètres le long des voies dans des galeries sombres. Cette direction étant déviée, les voilà en train de chercher un autre itinéraire pour arriver à destination; mon TER passe à la Défense, en 2 secondes tous ces inconnus descendent essayant de rattraper le temps perdu! le wagon se retrouve silencieux. En face de moi, je remarque un homme, tout habillé de noir, il a juste à côté, un grand sac, noir lui aussi. Je ne peux m'empêcher de lui demander pour me rassurer, si il connaît la ligne et si ce train s'arrête bien à Marly le ROI, tout gêné il me dit qu'il descend avant à GARCHES et qu'il ne sait pas. Cet homme, difficile de lui donner un âge, dit tout à coup ce qu'il pense tout haut:"c'est une bien triste journée!" ; cette phrase est pour moi en résonance avec son lieu de destination GARCHES qui est connu pour son hôpital pour polytraumatisés. Ces quelques mots me sont ils destinés? Il porte la misère du monde sur le dos, il est tout voûté, j'ai le sentiment qu'il est si mal que ça l'empêche de respirer. Alors je m'adresse à lui sans réfléchir:" vous savez Monsieur ça vous ferait du bien de respirer profondément"; cet homme sans nom me regarde et se redresse légèrement essayant de mettre en pratique ce que je viens de lui dire. J'ai le sentiment dans son regard qu'il vit un terrible drame, je respecte son silence et rajoute:" quand un fardeau est trop lourd il faut le partager avec des gens que vous aimez, ainsi il vous paraîtra moins lourd", le train ralentit son allure, l'homme se lève, on doit s'approcher de sa destination, les portes s'ouvrent , il me regarde une dernière fois et me dit:" je vous remercie Madame". Les portes se referment, le train reprend de la vitesse. Je suis là, songeuse, que c'est-il passé; la souffrance et la tristesse de cet inconnu se sont fait connaître, j'ai dit ces phrases avec mon coeur, avec l'espoir qu'il reprendra courage pour affronter sa réalité, certainement que c'était pour lui une bien triste journée. Je me rapprochais de ma destination et moi j'allais passer ,eh oui, une agréable journée avec André et Nora.

le nez de clown: quelque chose de magique

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JE VOUS PRÉSENTE CHANTAL L'ANIMATRICE DE NOS 4 JOURS DE STAGE CLOWN A PARIS
Un nez de clown, un petit accessoire magique quand on suit bien la notice. Il faut se méfier des imitations!!! car même dans ce domaine ça existe. Un conseil qu'il serait bon de suivre, c'est de vous inscrire carrément à un stage de clown et là vous serez sûr d'avoir le bon mode d'emploi. Sachez que l'on ne doit pas jouer avec cet accessoire, que vous devez le mettre en tournant le dos au public. Lorsque vous le portez il est vivement déconseillé de le toucher avec vos doigts, rien ne doit être mis en contact avec ce petit bout de caoutchouc rouge, tenu par un élastique, c'est mieux, plus confortable, vous êtes sûr de ne pas le perdre. Une seconde chose qui est encore plus importante, c'est que le clown a droit à l'erreur. La plupart d'entre nous , ne supportons pas l'échec, et bien le clown lui, il a droit de se tromper. La façon de mettre ce petit plus sur votre nez, ne se fait pas n'importe comment, il va falloir laisser tout ce que vous pouvez être, au vestiaire et là, la magie opère; le clown qui est blotti au fond de vous, votre propre clown va pointer son nez!!! ah ah ah!!! c'était difficile de faire autrement; au début il va faire ça de façon discrète, et en fonction de toute une batterie de critères il va peu à peu s'installer en vous, à condition bien entendu de le laisser faire. Il y a des clowns hyper timides, en général ils habitent des gens qui le sont déjà, mais il faut savoir que votre clown peut vous rendre une multitude de services, qu'il est même difficile d'imaginer tant qu'on ne l'a pas expérimenté. Votre propre clown peut vous apprendre une ribambelle de je ne sais quoi "sur vous". Il va de soi, de ne pas se précipiter, simplement suspendre le moment, pour lui laisser le temps de naître. Nous sommes tous, pour la plupart d'entre nous restés 9 mois dans le ventre de notre mère, et bien là c'est pareil, il faut figer l'instant, multiplier les expériences, face à un public sinon ça ne compte pas. Votre clown n'existe que s'il y a un public, sinon il n'y a aucun intérêt. Ce qui m'a le plus fasciné au cours de ces 4 jours de stage en compagnie de mon clown, c'est ce droit à l'exagération, à l'amplification des sentiments par des gestes révélateurs sans pour autant utiliser le dialogue. Il suffit de se limiter à quelques onomatopées caractéristiques sachant que ces dernières auraient été, avec le langage gestuel, une des première manifestations des potentialités de communication linguistique de l'homme. Le langage du clown remonte à la nuit des temps; c'est prodigieux de prendre conscience de cet immense espace temps. D'ailleurs, tout le monde sait que le petit d'homme sait rire avant de parler, et lui aussi adopte un étrange langage. Notre clown doit certainement aller puiser dans notre inconscient lointain, et c'est pour cette raison que nous sommes les premiers surpris de découvrir les capacités de celui-ci. Voilà pourquoi, on propose de plus en plus au gens qui s'intéressent à la connaissance de soi, des stages de clown. Car grâce à lui, il est capable d'extirper, de rembobiner un long fil de mémoire lointaine, qui va entraîner avec lui la montée de sensations, de sentiments, de ressentis qui vont se retrouver libérés. Cette promenade dans le temps passé, il faudra savoir se poser pour vraiment en prendre conscience. C'est possible que des morceaux de puzzle non complémentaires ressurgissent, et dans ce cas il faudra être patient et ranger soigneusement ceux-ci dans un tiroir sans clef facile à ouvrir.
Le plus périlleux, dans cette épreuve, c'est l'exercice d'improvisation, seul, à deux voire plus. Pour moi c'est comme un saut en parachute, un mélange de peur et d'excitation, à se retrouver dans et devant le vide, qu'il va falloir découvrir, apprivoiser pour enfin trouver sa place dans cet espace qui est la scène. Créer au fur et à mesure, ne pas savoir où l'instant d'après va vous amener, être en parfaite harmonie avec tout ce qui vous entoure, prêt à capter le moindre élément pour surfer dessus durant un instant pour rebondir sur le suivant. Cette succession de détails qui naissent naturellement, devient une véritable symphonie, qui peut être une partition pour soliste, duo ou plus. Comme je l'ai dit plus haut on a le droit de faire aussi de fausses notes, c'est pas grave. On retire toujours du positif de toute situation négative, et cela nous permet d'avancer, chacun à son rythme.
J'ai connu un bonheur intense à me retrouver sur cette scène, qui était en réalité une partie d'une salle de cours, on avait délimité celle ci de façon claire, sans oublier les coulisses et la place du public constitué par les stagiaires, qui chacun leur tour se trouveront eux aussi sur la scène.
Mon premier contact avec cette scène, restera longtemps gravé dans ma mémoire. Je n'avais aucune consigne particulière, je devais quitter la coulisse et entrer directement sur cet espace magique et improviser; j'ai suivi les conseils de notre formatrice en faisant le vide complet dans ma tête, de façon à ce que rien ne viennent parasiter quoique ce soit à l'instant où je poserai le pied sur la scène, j'ai jeté un bref regard au public et j'ai commencé à découvrir ce qui m'entourait, je me suis approchée avec prudence vers les baies vitrées de la pièce, en découvrant avec surprises deux énormes radiateurs, mes yeux étaient écarquillés par l'étonnement scandé par des "oh" et des "ah" de ravissement; mes deux radiateurs venaient avec stupéfaction de se transformer en deux magnifiques synthétiseurs; mon visage avait adopté le masque de la surprise, de l'ébahissement en tournant le bouton du radiateur j'ai mis en route mes instruments et me suis laissée entraînée dans une musique endiablée à laquelle j'avais rajoutée des percussions, qui n'était autre que des tringles pour manoeuvrer des stores installés au fenêtres; je poussais des cris de ravissement en harmonie avec les mouvements de grande ampleur que je faisais, en m'appliquant à suivre un rythme gracieux, il fallait que je prépare ma sortie , j'ai attendue que le balancement de mes tringles percussions ralentissent, j'ai fermé le son de mes synthétiseurs en tournant les boutons de mes radiateurs qui n'étaient autres que les boutons de marche, arrêt, et je me suis éloignée tout en regardant le public en lui faisant voir mon ravissement d'avoir créer une merveilleuse symphonie, pour eux, j'entendais encore des notes de musique dans ma tête, et je me suis retrouvée derrière le paravent qui était la coulisse, le temps de reprendre mon souffle, ma respiration était exacerbée par le port du nez rouge, je quittais pour la première fois mon clown, en enlevant mon nez. J'étais redevenue Régine, et me présentait à mon public de camarades, pour partager avec eux ce que je venais de vivre: "c'est super, mais je n'avais pas conscience que c'était si physique, j'en redemande c'est trop bien!!!!"

aujourd'hui est une terrible journée ou c'était pas une terrible journée aujourd'hui

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je suis allée manger à midi chez mes parents, et ce repas a pris une tournure vraiment très spéciale, à laquelle je ne m'attendais pas. Je me suis encore sentie harcelée, par des questions d'ordre privé sur la vie intime d'un de mes enfants. Ayant la permission de ce dernier à lever le voile, j'ai répondu ce qu'il voulait entendre depuis longtemps: OUI....cette réponse a déclenché un flot de paroles, qui m'a emporté sur les berges de mon enfance, je n'ai rien compris à ce qui a pu provoquer cette grande vague lorsque mon père m'a rappelé un évènement que j'ai occulté complètement, je devais avoir 10 ou 11 ans: il me reproche d'avoir eu une réaction de recul démesurée face à une situation pour lui, de jeu puisqu'il me faisait des chatouilles. J'ai manifesté mon refus d'une façon violente, à subir ce sort qui pour moi semble t'il n'était pas un jeu; cet évènement a pris une importance illégitime. Il a été tellement bouleversé, qu'après en avoir parlé à maman, il s'est senti dans l'obligation de prendre la décision de cesser (à partir d'un évènement qui aurait du passer inaperçu) toute manifestation affectueuse avec tous ses enfants; il s'est demandé ce que j'avais pu imaginer dans ma tête et que ça devait être n'importe quoi!!!pour lui je ne pouvais qu'imaginer un truc malsain!! en somme, pour lui, ma réaction avait eu pour conséquence cette terrible prise de distance physique avec ses gamins qui avaient 11, 10, 8 et 7; je suis, pour lui, la responsable d'un tel désastre affectif; à plusieurs reprises les larmes m'ont submergées, j'ai été tentée maintes fois de prendre la fuite, pour sortir de cette tempête. J'étais comme une petite coquille de noix ballotée dans tous les sens, qui essayait de flotter dans la tourmente, j'aurai pu me laisser couler pour ne plus entendre ce discours accusateur; mais j'ai tenu, face à lui, en lui rappelant que dans l'histoire c'était lui l'adulte, et que je ne vois pas pourquoi je n'avais pas le droit de dire NON; mais il n'a rien compris, je suis persuadé à 100% qu'il n'avait aucune mauvaise intention, le plus terrible c'est que j'ai carrément oublié cet évènement, alors que ma soeur S. elle s'en rappelle. Dans l'après-midi j'en ai reparlé avec maman, essayant de trouver une explication raisonnable à cette réaction tant critiquée. J'ai rappelé à maman mon aversion excessive pour les mauvaises odeurs, notamment pour les odeurs corporelles; papa baigne la plupart du temps dans un halo malodorant, plus ou moins intense, à la sueur âcre, malgré une bonne hygiène, qui m'incommode horriblement, et cela depuis toujours j'imagine; je pense avoir un odorat trop développé, et ce sens exacerbé m'handicape au quotidien, notamment dans ma vie intime; étrangement dans mon métier de soignante, j'ai réussi à le gérer, comment? je ne sais pas? une chose est sûre c'est que je suis une obsédée des mauvaises odeurs qui peuvent émaner de moi ou des autres. Ces situations peuvent me mettre dans un embarras indescriptible, jusqu'à avoir des réactions impulsives, voire frisant "la violence": m'éloigner subitement d'une personne qui me parle et qui a mauvaise haleine!!! la bienséance m'interdisant de lui hurler qu'elle pue de la "gueule"!!! j'ai entretenu durant de longues années une addiction aux chewing gum, à peine j'étais levée que j'en mettais un à la bouche, il fallait qu'il soit à la menthe, forte de préférence; j'en changeais régulièrement au cours de la journée, lorsque le goût s'était envolé, et ce... jusqu'au coucher; cette manie a achevé mon capital dentaire, désastreux, dès mon plus jeune âge. Je me retrouve avec une prothèse complète qui m'interdit maintenant, cet exercice masticatoire, qui me procurait un bien être inoubliable; les rares fois où je me laisse déraper vers ce plaisir intense, les douleurs qui naissent de quelques plaies buccales me rappellent à l'ordre, et je n'ai pas d'autre choix que de cesser pour ne pas souffrir, ayant par ailleurs suffisamment de douleurs multiples et intenses.

J'ai beaucoup de mal à comprendre quels sentiers tortueux mon père a emprunté pour partir de la confirmation de l'homosexualité d'un de mes enfants et arriver à un évènement dont mon père et moi étions les acteurs lorsque j'étais petite? Y a-t'il un lien? Pourquoi associer et combiner ces deux notions: l'homosexualité et une hypothétique transgression incestueuse? Pourquoi mon père a t'il attaché une telle dimension à un fait qui aurait du passer inaperçu, la preuve c'est que j'ai oublié cet évènement, alors que des souvenirs plus anciens sont gravés dans ma mémoire; Je resterai très certainement sur la question sans réponse, car il est hors de question que j'aborde à nouveau le sujet, mais ce qui m'interpelle c'est qu'il n'ai pu imaginer des raisons trés simples: "arrête j'en ai marre des chatouilles!" ou " ça suffit tu ne sens pas bon"; j'étais peut être déjà conditionnée pour censurer certaines choses, et je ne pouvais que dire " NON"!...

chat alors

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Ils ont vraiment de la chance de pouvoir s'endormir n'importe où et n'importe quand, j'aimerai connaître la recette SVP

des mangas en papier qui prennent VIE

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oh! temps suspend ton envol...tu vas trop vite!

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Me voici de retour à la maison après presque un mois d'absence, passé sur un autre continent, le Mexique; pays fabuleux riche en contradictions perpétuelles dans de nombreux domaines;
J'ai retrouvé la maison, bien vide, sans enfants ni gentes de la race féline....
Je suis allée dès le lendemain manger chez mes parents, et je les ai trouvé fatigués, vieillis, les mauvaises nouvelles n'arrêtent pas de pleuvoir, un tel est mort; une telle est gravement malade, le frère de mon père est hospitalisé, on vient de lui diagnostiquer un cancer dont on ne connaît pas le pronostic vital pour l'instant; tous ces évènements me donnent le sentiment de tasser la silhouette de mon père et ma mère qui s'affaissent petit à petit, avec un terrible poids sur les épaules synonyme de MORT; quand je vais manger chez eux c'est un de leur sujet les plus fréquemment abordé; comme c'est difficile de leur rappeler que l'espérance de vie en FRANCE est encore loin de leur âge; mais leur dernier voyage est souvent au programme des conversations que nous avons au cours de repas hebdomadaires que je leur accorde, prenant conscience qu'ils sont âgés et de plus, pas en excellente santé! que puis-je à part changer de sujet pour parler de choses plus gaies, et de les faire rire quelques instants pour les sortir de la morosité qui les a envahie depuis déjà un certain temps; si j'avais le pouvoir de ralentir ce fichu temps qui lorsqu'on vieilli se transforme en une spirale infernale telle une tornade qui veut vous aspirer dans son oeil pour vous faire disparaître;
Comment puis-je imaginer l'inconcevable, perdre mon père ou ma mère, ne plus les voir, à jamais! mes parents sont rongés de l'intérieur, entre autre par le manque d'amour et de reconnaissance d'une de mes soeurs, mais la disparition par pendaison de mon plus jeune frère en 1986 les hante encore n'ayant pu faire le deuil de leur fils unique. J'ai encore essayé d'envoyer un message écrit à S. pour demander une trêve dans cette guerre froide, qui fini de briser des parents; mais je n'y crois plus trop, je suis simplement témoin d'un drame familial, qui je pense est malheureusement fréquent, de relations parents-enfants difficiles voire inexistantes;
En d'autre temps j'ai moi aussi été dans l'obligation vitale de prendre de la distance, mais ils étaient plus jeunes, et j'ai fait mon chemin... eux aussi d'ailleurs, personne n'est parfait, il faut apprendre à faire des concessions, même si on ne peux faire table rase du passé, il faut dépasser sa colère, ces ressentiments sont destructeurs, il faut savoir lâcher prise, se diriger vers un chemin de pardon; mais c'est peut être impossible pour ma soeur, n'ayant aucune relation avec elle depuis plusieurs années, je ne sais rien...alors dans ces cas là il est bien difficile de savoir comment cerner le problème; car je me sens, peut être en tant qu'aînée le devoir de faire des approches, des tentatives qui malheureusement sont toutes vouées à l'échec: me voilà une bien piètre négociatrice, à mon grand désespoir! Peut être que ma carte de la vierge de Guadalupe fera un miracle...mais j'en doute!!!