nala est partie doucement....

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Vendredi matin, en me levant Nala miaulait à la porte, je la laisse entrer et découvre qu'elle a de légères difficultés respiratoires; dehors la température avoisine le zéro, je la laisse dans la maison au chaud, je lui prépare sa gamelle qu'elle a plutôt l'air de dédaigner. La journée passe elle sort dans le jardin de temps en temps, le soir son état a empiré, lorsqu'elle respire on entend un sifflement qui se fait de plus en plus fort au fur et à mesure de la nuit, je me suis levée 4 fois pour voir comment elle allait, pensant à chaque fois trouvé son petit corps décharné inanimé. A 10h du soir j'ai composé le téléphone du véto pensant tomber sur un répondeur qui me renseignerait sur les heures d'ouvertures mais c'est un véto de garde qui m'a répondu: le samedi matin c'est sur rendez vous et les consultations commencent dès 8h. J'appelle Barbara en début de soirée et lui dit le coeur gros que je pense que Nala est en train de mourir, elle me propose d'appeler Sarah à Londres pour l'informer, je recevrai d'ailleurs dans la nuit vers 4h du matin un SMS de "ma Mouche" me disant de lui faire plein de calins et de caresses de sa part, elle non plus a du mal a dormir sachant que sa chatte ne va pas bien du tout! A peine levée, je ne prend même pas le temps de déjeuner j'installe la chatte respirant de plus en plus difficilement, dans la seule cage que nous avons une cage à souris!!! et me presse espérant passer au milieu des rendez vous chez le véto; arrivée dans la salle d'attente personne, tant mieux! on me prend en premier, la véto comprend tout de suite la situation, elle s'excuse en me disant qu'elle est obligée de faire vite, elle l'ausculte, Nala se laisse faire, elle a l'air épuisée, la véto me dit qu'elle est en insuffisance cardiaque et pulmonaire auquel se rajoute certainement un état occlusif; le verdict tombe, il n'y a pas grand chose à faire à part abréger ses souffrances; c'est encore à moi de prendre ce genre de terrible décision; la véto s'absente pour aller chercher les produits, je suis en larmes, j'appelle sans trop y réfléchir Sarah sur son portable pour la mettre au courant, je lui dit que je vais mettre le téléphone à côté de l'oreille de sa chatte pour qu'elle puisse lui dire au revoir, elle aussi sanglote au bout du fil...Nala écoutant sa maîtresse avait l'air de reconnaître sa voix...je reprend le téléphone, je dois la quitter la véto est prête, elle me demande si je veux rester et étrangement je lui dit que je vais d'abord attendre qu'elle s'endorme, durant l'injection qui va l'anesthédier ,je la caresse et lui parle, je le ferai jusqu'au bout, malgré l'immense peine qui m'envahie je dois l'accompagner jusqu'au bout, elle s'endort rapidement, on lui rase un peu une patte pour découvrir une veine dans lequel on pose un tout petit cathéter, pour permettre l'injection finale, qui va l'envoyer loin de sa souffrance; la seringue est fixée à l'embout le produit environ 2ml commence à couler dans ses veines, Nala respire avec difficultés mais elle a déjà l'air reposée, les yeux grand ouverts sur le monde qu'elle s'apprête a quitter après 15 ans passés dans notre famille. Ca y est c'est fini, la véto repose Nala dans le fond de la cage, elle recouvre son petit cadavre émacié, la pauvre elle n'a plus que la peau et les os. Me voilà de retour à la maison, les yeux toujours embués, je continue même si elle ne m'entend plus de lui parler, je cherche une boîte en fer que j'ai gardé, avec des dessins de Tintin sur la lune dessus, ça fera un cercueil à sa taille, je glisse son corps encore chaud dans la boîte, et l'installe toute enroulée comme si elle dormait paisiblement; j'adapte le couvercle dessus; voilà dans une heure Alain va arriver, il fera un trou dans le jardin à côté de là où on a enterré Patoune en juillet dernier( 18 ans), Stella, la première chienne de la famille est encore plus profond, elle nous avait quittée en octobre 1997, c'était la jumelle de Thomas, née le 23 mai 86 comme mon Thom; Nous avons notre petit cimetière animal à côté de la maison!!! J'ai le sentiment que cette chatte savait que je partais pour un long voyage puisque mardi je prend l'avion pour Mexico, ma valise était en préparation dans la salle à manger depuis une semaine, Nala a bien fait les choses en nous quittant avant mon départ!

dans 8 jours je suis au MEXIQUE

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ma tête est en ébullition....

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Depuis hier, d'étranges sensations m'envahissent. La femme de ménage à laquelle j'ai droit depuis ma sortie de l'hôpital est un peu à l'origine de cette situation; faisant du rangement dans mon bureau elle me dit avoir rangé toute une série de vieux agendas, je les lui demande étant décidée à les jeter; avant de le faire, je passe un moment à les feuilleter, des tas d'images du passé entre 2001 et 2004 défilent, des sentiments refont surface, à quoi bon remuer ce passé si douloureux lié à mon divorce entre autre, une simple feuille attire mon attention, je ne sais pourquoi, dessus se trouve des coordonnées de la copine de NANO mon petit frère qui a mis fin à ses jours.
Il avait 26 ans, c'était le 7 avril et j'étais enceinte de mon Thom, ayant déjà des contractions de temps en temps à l'époque, certainement liées à notre déménagement récent, mon mari a pris contact avec le gynécologue qui lui a conseillé dans la mesure du possible de me cacher cette monstrueuse nouvelle, Nano habitant la région parisienne alors que nous étions dans une province lointaine, le terme de ma grossesse étant le 23 mai. C'est donc en accord avec mes parents que T. a décidé de cacher la triste vérité à ma soeur J. qui elle venait d'accoucher et à moi; je suis restée dans l'ignorance la plus totale jusque début juin, mon fils avait 15 jours et ce terrible secret m'a permis d'accoucher dans la joie. Merci à ceux qui m'aimaient d'avoir fait semblant durant plus d'un mois, d'avoir eu le courage de cacher leur chagrin pour me protéger. Il est vrai, que je n'oublierai jamais ce moment tragique, lorsque mon mari m'a appris l'insoutenable nouvelle; j'étais dans la toute petite salle de bain de la vieille maison en train de changer mon bébé qui venait de téter, mon fils a entendu un effroyable hurlement sortant du fond de mes entrailles, avant de me sentir étouffée par des sanglots de colère après mon frère d'avoir fait l'irréparable. On m'a édulcoré la vérité, et j'ai cru pendant plusieurs années que mon frère s'était suicidé avec des médicaments alors qu'il avait enlevé la trappe du grenier, dans la maison que mon grand-frère lui louait en région parisienne, afin de pouvoir accrocher solidement une corde à une poutre. Son amie l'a trouvée pendue dans l'escalier, un lundi en rentrant du travail. Détail sordide, vrai ou faux je n'ose plus poser de question: il s'était attaché les mains avant de dire adieu à la vie, oubliant tous les gens qui l'aimaient si fort autour de lui. Il avait écrit une lettre, cela aussi je l'ai su bien plus tard, j'ai eu il y a quelques années le courage de demander à papa de voir cette lettre, et là encore une fois, j'ai été abasourdie en entendant mon père me dire qu'il avait recopié la lettre dans un petit carnet noir, en corrigeant les fautes qu'il ne supportait pas; et la véritable lettre il l'avait déchiré!!!
Je reviens donc au moment où mes yeux furent quelques secondes accrochées au coordonnées d'une pharmacie bordelaise, et là, le besoin incoercible d'appeler ce N° de téléphone me submergea. Une certaine appréhension m'inonda, que vais-je lui dire? comment va-t'elle le prendre? J'essayai de me dire d'être moi, et de laisser les mots venir de mon coeur. Je tapais donc le N° sur mon téléphone, le coeur battant , la gorge serrée, quelqu'un me répondit, et là surprise j'apprends que C.a vendu la pharmacie depuis 8 ans et qu'elle est partie à l'île de la Réunion.
Alors à tout hasard, quelque chose au fond de moi, me pousse à chercher encore....je tape dans google l'annuaire de cette île, je regarde dans un premier temps toutes les pharmacie, cherchant un indice pouvant me mettre sur une piste, rien!!! alors j'écris tout simplement son nom et son prénom et là apparaît ses coordonnées, es-ce la bonne personne que je cherche? Je compose le N°, ça sonne un coup et vite je me ravise et raccroche en me disant qu'il fait peut être nuit là bas. Après une recherche sur le net je découvre qu'il y a 3 heures de décalage en moins; ouf je n'ai réveillé personne, je projette donc d'appeler un peu plus tard; vers 17h chez nous je recompose le fameux numéro, un monsieur me répond, et je demande à parler à C. de de la part de... et je ne cache pas mon identité; je l'ai au bout du fil et reconnais bien sa voix, je suis émue je ne sais si je dois lui dire tu ou vous, un flot de parole s'entrechoque dans ma bouche, je lui parle du mal être de mes parents vieillissant, de mon ignorance totale des évènements tragiques avant et après la disparition de mon frère, au début elle est sur la défensive, ne souhaite pas remuer ce passé douloureux qui l'a elle aussi plongé dans les abîmes, je lui demande si Nano avait replongé dans la drogue, à demi mot je crois comprendre que oui; je n'en dis pas plus et lui demande de ses nouvelles, j'apprends avec joie qu'elle a enfin refait sa vie et qu'elle a un petit garçon de 5 ans , je suis heureuse qu'elle est pû se reconstruire et connaître le bonheur, elle me demande de mes nouvelles et là ,je n'effondre en lui parlant de mon divorce de mes problèmes de santé, heureusement que dans le lot j'ai des évènements heureux qui apaisent un instant mes émotions, mes 3 enfants, je lui parle aussi de mon projet de voyage au Mexique qui arrive à grande vitesse; Quelqu'un sonne à la porte, je sais que c'est Mireille qui vient me chercher pour aller manger des crêpes chez Armelle, je lui ouvre tout en étant au téléphone, les larmes reviennent me noyer, C. est à l'écoute, on décide de s'échanger nos adresses mails et je me décide à la quitter. Mireille est silencieuse, elle sait par où je suis passée, je lui explique en deux mots que je viens de reprendre contact avec l'amie de mon petit frère, je n'ai pas vraiment eu de réponses aux questions que je me pose, mais j'ose espérer pouvoir entamer une correspondance avec elle, et peut être qu'au fil du temps j'apprendrai des évènements qui me permettrons de remplir des blancs de mon passé qui m'aideront à comprendre, quoi je ne sais pas, Jean Noël est parti un 7 avril, au bout d'une corde et j'ai eu mon accident de travail un 6 avril, et me retrouve depuis avec un torticolis chronique, comme si j'étais moi aussi en vie mais pendue à une corde invisible!!!

après une longue absence

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Me voilà à nouveau à glisser mes doigts sur le clavier,après une période de grand vide qui a failli me happer sans me demander mon avis, j'ai été remplie d'un irrésistible désir de me laisser glisser dans le monde glauque que je fréquente régulièrement qui est la dépression. Cette attirance a commencé bien avant que je parte à AIX LES BAINS pour faire une cure afin de me permettre de supporter la douleur qui m'envahissait, ayant repoussé les limites d'un mois pour recevoir ces horribles injections bienfaitrices de Botox, ça y est je suis passé à la torture trimestrielle qui doit me délivrer de ce torticolis durant plusieurs semaines.
Le seul HIC, c'est que j'ai une douleur du bras droit qui perdure et m'oblige à taper lentement de la main gauche. Le séjour à l'hôpital REINE-HORTENSE m'a permis de reprendre mon souffle, en me permettant d'abord de me reposer et ensuite de bénéficier des effets sédatifs de la cure sur tous les muscles crispés, tétanisés de mon corps qui m'avaient enfermée prisonnière d'une armure m'empêchant tout mouvement indolore. Mon cou a retrouvé sa droiture originelle. Deux évènements douloureux ont cassé mon moral: la disparition de ma Mamie C., ma voisine depuis 1985 et le décès du bébé de 15 mois de Nastia, la fille d'une amie russe de mes parents. Une mort pour la première que l'on trouve normale dans l'ordre des choses, puisqu'elle nous a quitté à 98 ans, elle est partie et nous a quittée sans bruit, elle ne pouvait faire autrement, la discrétion étant une de ses nombreuses qualités, il est vrai que depuis que ses enfants l'on mise à la PERGOLA - avec son accord bien entendu , la vue de son appartement vide, m'a troublé durant un certain temps!
J'avais tellement pris l'habitude en me levant de regarder si ses volets étaient ouverts au cas où il lui serait arrivé quelque chose, ses enfants me faisant confiance m'avaient mis dans la confidence et je connaissais la cachette de la clef de la porte d'entrée en cas de soucis, cette voisine était devenue comme une grand mère pour moi.
Que de services elle m'a rendu lorsque les enfants étaient petits, elle était aux anges de pouvoir s'occuper des plus petits pendant que j'amenais les plus grands à l'école; les enfants ont grandis et les rôles se sont inversés, Mme C. en vieillissant a fait appel à moi de plus en plus souvent, c'est ainsi qu'est née une réelle affection pour cette dame âgée, toujours très classe quand elle sortait et qui osait me confier des choses qu'elle ne disait même pas à N., une de ses filles. Quand son mari est décédé après au moins 60 ans de vie commune, cela lui fît un grand vide qui devait ressembler de plusieurs façons au mien qui fricote avec la solitude depuis que les enfants sont partis loin de la maison. Je pense souvent à elle, notamment parce que j'ai hérité d'un buffet Henri II pour "service rendu", ce même buffet Mme C. l'avait reçu en remerciement également pour "service rendu" de la voisine de la maison d'à côté où vivait depuis très longtemps une vieille dame célibataire qui était professeur de piano, maintenant vous ne pourrez nier l'existence d'un buffet pour "service rendu" et j'espère que ce dernier aura le même genre de destinée...En attendant il trône le long d'un beau mur jaune dans ma salle à manger; l'ancien et le moderne font très bon ménage...
La disparition d'un bébé par contre est révoltante, même si je ne suis pas intime avec Bruno et Nastia, j'ai eu l'occasion de les rencontrer à plusieurs reprises; c'est papa qui a reçu un mail annonçant la disparition de ce petit ange, je me suis sentie concernée et j'ai écrit un courrier différent des condoléances classiques, en rentrant à la maison je me suis dit que je devais les appeler, j'ai donc eu Nastia au téléphone, une semaine après l'incinération de son trésor, on a parlé près d'une demi-heure,j'avais le sentiment qu'elle était dans le dénie total, tellement elle me parlait de ces évènements tragiques d'une façon détachée, elle avait repris son travail de prof de russe sur Paris et faisait quotidiennement 5 heures de train, habitant Caen, dans l'espoir d'avoir une mutation l'année prochaine. Je lui ai promis de la rapeller....
Puis la Toussaint est arrivée, PAPA ET MAMAN ont fait un voyage éclair en Ardèche, le temps de faire la tournée des cimetières, ils sont rentrés précipitamment car papa n'était pas en forme. Je leur ai rendu visite presque aussitôt, et je suis arrivée pour la première fois de ma vie au milieu d'une terrible scène de ménage, mes parents ayant 52 ans de mariage!
Maman m' a ouvert la porte, en m'embrassant elle essayait mais en vain de cacher ses larmes, refusant de me dire ce qu'il se passait, elle m'a juste invitée à aller voir papa dans la chambre, porte fermée. Je dois avouer que je tombais des nues, papa était là dans son lit, disant qu'il n'avait envie de rien que de resté couché! Il répétait qu'avec maman il n'avait pas le droit d'être malade. Il faut dire que papa s'occupe bien de maman depuis qu'elle est devenue mal voyante et que durant près de deux ans, avec les interventions de prothèse de genoux qu'elle a subit papa a beaucoup donné. Plus tous les soucis relationnels qu'ils subissent avec S. une de mes soeurs et son mari H. Comme dans beaucoup de famille les occasions de se quereller arrivent souvent avec des histoires d'argent;
ma soeur est atteinte de la maladie du fric, du pognon....et c'est malheureusement une maladie sans traitement , plus on en a, plus on en veut!! elle ne vit que dans le paraître, et ne fréquente que "du beau monde" dont je suis exclue bien entendue mes enfants et moi; enfin elle doit être bien malheureuse pour m'envoyer de temps en temps des mots écrits sur des bouts de papiers déchirés où elle vide son fiel par des mots remplis de haine, de jalousie, me rendant responsable de quoi? je ne sais pas? mais bon c'est comme cela et c'est terrible pour mes parents de subir cette situation et de ne pouvoir rien faire. Je sens que ça les détruits à petit feu. Leur goût à la vie se consume, et je les vois glisser tous les deux sans pouvoir rien faire, vers un gouffre voisin du mien qui s'appelle aussi dépression, sauf que dans leur langage ce mot est banni, surtout pour papa; je suis là, tout simplement, même si je ne suis pas au top de la forme physique, et de temps en temps j'ai tout de même la satisfaction d'avoir trouvé les mots pour les faire repartir un certain temps; comme une vieille voiture qui a fait plusieurs fois le tour du cadran kilométrique!!!!et qui repart après une révision des 400.000!!!!