elle revient inexorablement.....qui? ma DOULEUR

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cette souffrance qui dure, qui traîne, qui se fait lancinante, redevient inacceptable, révoltante. On ne peut que hurler désespérément que l'on n'en veux plus, mais elle est toujours là, tapie au fond de moi, parfois elle disparaît ou se fait plus discrète, mais elle est là présente, prête à ressurgir glorieuse et fière de m'avoir maltraitée; elle ne connaît pas la culpabilité et se argue de te laisser désarticulée, comme un pantin qui a perdu son maître pour te redonner vie. Je ne veux plus de ces ficelles manipulées par je ne sais qui? cette douleur te remplie, se déplace, se transforme au gré de que sais-je MOI? du temps? du vent? de l'humeur? du stress? ceux sont ces ficelles qui me séquestrent, je suis prisonnière de MA DOULEUR. Comment peux t-on l'aider à s'évader de mon corps, pour qu'enfin délivrée je puisse vivre sans elle, que je ne pense plus à elle , qu'on ne parle plus d'elle? Peut elle disparaître à tout jamais, ou doit-elle trouver refuge dans un autre pantin. JE VEUX QU'ELLE DISPARAISSE POUR L'ÉTERNITÉ.
Peut être faut-il lui creuser un tunnel dans ma tête pour l'aider à s'échapper; mais pour ça il faudrait le lui montrer, pourtant je fais tout pour l'apprivoiser; elle est tellement terrible dans ses moments sauvages où elle m'attaque de tout côté, que j'en suis morcelée, cassée, brisée, anéantie.
Qu'ai-je donc tant fait pour qu'elle élise domicile dans ce corps que je ne reconnais plus, je n'ose plus regarder mon reflet dans le miroir tellement mon enveloppe a gonflé; les médecins pour se donner bonne conscience disent: ceux sont les médicaments!!!pour aujourd'hui je vais arrêter car je suis fatiguée, je vais aller m'allonger.....

1 commentaire:

B. a dit…

Je viens à mon tour déposer des mots sur ton espace de noir.
J'aime beaucoup tes derniers messages - et surtout - comme quoi l'accident à parfois du bon - ton erreur de mise en page : les deux images du pantin l'une petite et l'autre plus grosses - répétées comme en échos double imparfait ou réponse... Au provisoire que les choses durent !
Je rajoute ceux d'un autre, pour les mots adultes :
" Tous les mots sont adultes. Seul l’espace où ils retentissent, espace infiniment vide comme un jardin où, bien après qu’ils sont disparu, continueraient de s’entendre les cris joyeux des enfants, les reconduit vers la mort perpétuelle où ils semblent naître toujours."
Maurice Blanchot